Marquage des bagues

Ce qu’une bague doit porter

RFC-001 · version 2 · projet

Une bague est personnalisable, et toutes ne viennent pas de nous. Ce document ne dit pas à quoi elle doit ressembler : il dit le minimum sans lequel une bague retrouvée ne mène nulle part.

L’atelier

Tapez votre tag et votre numéro : la bague se fabrique à mesure. Faites-la tourner pour lire le tour, ou regardez le développé à plat juste en dessous — c’est le même dessin.

Le tour déroulé. Les deux bords sont le même point : la bague se referme là. La lettre O est exclue du tag : gravés, un O et un zéro ont la même forme, et le tag touche le numéro. Toute forme ronde est donc un zéro.

Couleur — millésime

Ce que le logiciel retient :

Écart de hauteur appliqué au dessin :

Trois éléments obligatoires, et trois seulement

Ils forment l’identifiant d’une bague. Tout le reste — texte, logo, adresse, mise en page, forme de l’anneau — est laissé à celui qui fait graver.

Un éleveur peut ne graver que MEY0143 sur une bague verte : c’est conforme. Un autre peut ajouter son nom, sa commune et un QR code : c’est conforme aussi. Ce qui ne l’est pas, c’est une bague sans tag — ou dont le numéro se répète dans la même couleur.

L’identifiant ne se grave pas comme le reste

Le socle dit ce qu’il faut graver. Reste à le graver de façon qu’on le trouve. Une bague dont tout est gravé de la même main est lisible — mais rien n’y dit où est l’identifiant, ni au chasseur qui recopie, ni au logiciel qui lit la photo.

Comment on obtient cela

Ce document prescrit un résultat, pas un procédé : au graveur de choisir ce qui, sur sa matière, donne une marque haute et creuse.

Sur aluminium anodisé, le laser à fibre. Le faisceau enlève la couche colorée et découvre le métal : marque claire sur fond coloré, quelques centièmes de millimètre de creux, sans encre et sans consommable. Surtout, le numéro change d’une bague à l’autre sans changer d’outil — c’est ce qui rend une numérotation continue tenable en série. Sur plastique teinté dans la masse le laser marche aussi, mais le rendu dépend du compound : à essayer sur la matière réelle avant de commander un lot.

Jamais d’identifiant à l’encre. Tampographie, sérigraphie, étiquette collée : l’encre ne survit pas à une saison de frottement sur une patte. Un identifiant à l’encre est un identifiant à durée déterminée, et on ne sait pas laquelle.

Des caractères plus hauts prennent plus de tour, et le tour d’une bague ne s’étire pas : il vaut π fois le diamètre intérieur. Le modèle ci-dessus demande environ 26 mm, soit une bague de 9 mm au moins. Sur plus petit, on retire le tampon puis le texte libre — jamais des millimètres à l’identifiant.

La règle qui fonde tout le reste

Un émetteur ne réemploie jamais un numéro à l’intérieur d’un même millésime, c’est-à-dire d’une même couleur. Le triplet (tag, millésime, numéro) est unique.

Sur les 3 619 bagues posées en 2026 en Isère et Haute-Loire, 49 numéros ont été portés par deux bagues — et pour 34 d’entre eux, aucun critère dont dispose le logiciel ne permet de les départager. Si l’une de ces bagues est retrouvée, personne ne peut dire d’où elle vient, et deux ACCA voient leur taux de reprise faussé. Toute cette spécification découle de ce constat.

La suite

Ce document est un projet, ouvert à la critique et versionné. Le registre des tags éleveurs — un tag, un émetteur, sans réemploi — ouvrira sur ce site. En attendant, écrivez-nous avant de faire graver : un tag pris par deux élevages rendrait leurs bagues indiscernables.